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La baie de Goji, miracle de l'empire du milieu
Écrit par Administrator   
Vendredi, 08 Janvier 2010 17:07

baie_goji

La baie de Goji : un fruit aux nombreuses propriétés médicinales, un fruit hors du commun découvert en Chine sous le règne de l'empereur Shen Nung.

Le Goji est le nom donné à la baie du Lycium Barbarum qui provient traditionnellement du Tibet. Il est aujourd'hui cultivé surtout en altitude, du nord-ouest de la Chine à la Mongolie.

La baie de Goji se présente sous la forme d'un petit fruit rouge ressemblant à une petite cerise allongée. Elle est appréciée pour son goût (légèrement sucré, peu acide), et est utilisée depuis des milliers d'années en médecine traditionnelle chinoise pour améliorer la santé.

Une source de vie connue depuis des millénaires

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De toutes les plantes médicinales poussant sur le sol de Chine (et Dieu sait si elles sont nombreuses!), trois seulement sont consi­dérées comme réellement précieuses, à savoir le ginseng, le thé vert et la baie de goji. Parmi ces trois, c'est la baie de goji qui est la plus estimée. Chez certains Chinois, cette estime confine à la vénération. La médecine traditionnelle chinoise lui attribue de multiples propriétés thérapeutiques, plus qu'à n'importe quel autre remède classique. Ce témoignage est d'un auteur contempo­rain, le professeur Songquiao Chao, qui le cite dans son ouvrage publié aux États-Unis en 2005. Le lecteur ne sera donc pas étonné d'apprendre que la baie de goji est un ingrédient majeur, voire primordial, de la quasi-totalité des remèdes à base de plantes en Chine.

La petite baie rouge a la réputation de reconstituer le sang, le foie et les reins. Elle est dite efficace contre l'asthénie et l'impuis­sance. Elle fortifie le système immunitaire. Elle est recommandée en cas d'affections cardiaques et d'hypertension. Elle est un excel­lent remède contre les troubles de la vision. Elle est efficace en cas de vertiges, de bourdonnements d'oreilles, de maux de tète... J'arrêterai là mon énumération des vertus thérapeutiques que la médecine chinoise prête à la baie de goji, la liste étant trop longue pour être citée en intégralité.

goji-secsEn fait, il n'y a pas que la baie à être utilisée comme remède par les Chinois; ils utilisent tout autant les feuilles, les pépins, l'écorce et les racines du goji. Dans les campagnes chinoises, où les tradi­tions sont demeurées vivaces, la petite baie rouge continue d'être intégrée aux menus quotidiens. On l'accommode avec les plats de résistance, les potages, les sauces. Séchée, les Chinois la mâchent, comme certains d'entre nous mâchent des raisins de Corinthe. Enfin, la baie de goji sert à fabriquer toutes sortes de boissons rafraîchissantes ou stimulantes. On la boit en décoction, sous la forme de jus de fruit frais, de vin, de liqueurs, etc…

La région de Chine comptant le plus de plantations de goji est le Ningxia, une province autonome située dans la partie nord de la Chine, dans le prolongement de la chaîne du Qilian Shan, au-dessous du plateau des Ordos. La baie de goji est particulièrement à l'honneur dans le Ningxia, puisque sa récolte, au mois d'août, donne lieu à toutes sortes de réjouissances: musique, danses, etc., mais aussi à des discours d'hommes politiques et d'industriels. Le lecteur notera d'ailleurs avec intérêt qu'en Chine, c'est le Ningxia qui détient le record des centenaires! Les statistiques sont là qui le prouvent: la province en compte seize fois plus que toutes les autres provinces !

Il existe, en Chine, un traité de médecine intitulé: Sbenôrag Ben Cdn Jing, titre signifiant en français : « La matière médicale du fermier divin». Il a été couché par écrit sous la dynastie Han, aux alentours du II siècle avant notre ère. Mais, conformément à la tra­dition, la matière est beaucoup plus ancienne, puisqu'elle l'attribue à un empereur du nom de Shen Nung qui, semblerait-il, a vécu 2 600 ans avant notre ère. Le « fermier divin » auquel fait référence le titre, ne serait donc autre que l'empereur Shen Nung. Pour les Chinois, il s'agit là du premier traité médical. Or ce traité décrit une baie qui, à en juger par ses vertus thérapeutiques, n'est autre que la baie couramment appelée « goji » (gorrqui-zi). Par exemple, on peut y lire ceci: « La baie entretient et multiplie la force vitale de l'homme, elle renouvelle l'apport en humeurs, calme l'esprit, rafraîchit, régénère la peau et les veux. » En Chine, de nos jours encore, Shen Nung passe pour un monarque d'une exceptionnelle sagesse. C'est à lui que les Chinois seraient redevables à la fois de l'agriculture et de la science des herbes médicinales. Quoi qu'il en soit, ils le considèrent comme un héros majeur de leur très longue histoire, voire comme un des pères fondateurs de leur brillante civilisation.

La tradition rapporte que dans le domaine des plantes médici­nales, l'esprit de curiosité de l'empereur Shen Nung ne connaissait pas de bornes. On prétend même qu'il vérifiait, sur lui-même, les propriétés des plantes au fur et à mesure qu'il les rencontrait. Chaque plante qu'il voyait pour la première fois, il la portait à sa bouche, la mâchait avec attention, pour bien s'imprégner les papilles de son goût, et ainsi pouvoir se faire une idée de ses pro­priétés spécifiques. La tradition va jusqu'à lui prêter un estomac transparent, qui lui permettait d'observer en direct pour ainsi dire - l'incidence de chaque plante sur son organisme! Il serait plus vraisemblable de soutenir qu'il possédait un sens aigu de l'ob­servation et était doté d'une exceptionnelle sensibilité physique.

ShennongL'empereur Shen Nung aurait donc composé un traité de plantes médicinales où la baie actuellement connue sous le nom de goji était citée pour la première fois. La tradition nous apprend encore que la Chine doit à son insatiable esprit de curiosité nombre de gravures assorties de descriptions de plantes (une centaine au total) et de minéraux. De récentes fouilles archéologiques ont, il est vrai, mis au jour d'innombrables os de buffles et de carapaces de tor­tues couverts de dessins et de symboles (en cette époque reculée, la Chine n'avait bien sûr pas encore inventé la pâte à papier!). Cette incomparable science des plantes médicinales s'est transmise ora­lement, génération après génération, et cela jusque sous la dynastie des Han. Il a fallu attendre les 1er ou 2ème siècles avant notre ère pour qu'un érudit, dont la tradition tait le nom, couche par écrit ce vaste trésor de connaissances.

Rappelons que le traité attribué à l'empereur Shen Nung: Shen’ong Ben Cao - en français « La matière médicale du fer­mier divin » - est vraisemblablement le plus ancien traité de méde­cine chinoise. Les plantes médicinales y sont rangées en catégories, lesquelles sont au nombre de trois. La première est dite en corres­pondance avec le ciel; c'est la catégorie supérieure. Les plantes de cette catégorie sont réputées préserver la vie, voire rajeunir l'or­ganisme de l'homme et, en tant que telles, ne présentent pas la moindre trace de toxicité. Les plantes de la deuxième catégorie, la catégorie médiane, sont dites en correspondance avec le monde de l'homme. Elles sont stimulantes et bienfaisantes et, en outre, présentent quelques propriétés thérapeutiques. Les plantes de la troisième catégorie, la catégorie dite inférieure, sont en correspon­dance avec la terre. Elles guérissent les maladies, mais présentent souvent un certain degré de toxicité.

recolte_gojiLe lecteur notera que, comparativement aux plantes des pre­mière et deuxième catégories, les plantes de la troisième catégorie sont considérées comme de moindre valeur. Quant aux plantes de la première catégorie, auxquelles on prête des propriétés de régé­nération, voire de rajeunissement, elles sont considérées comme supérieures aux deux autres. L'on reconnaît là une des caracté­ristiques de la médecine chinoise, à savoir qu'il est préférable de prévenir que d'avoir à guérir!

Un trait spécifique restant valable à l'aube du XXIè siècle. Le lecteur ne sera certainement pas étonné d'apprendre que la baie de goji a été rangée parmi les plantes de la catégorie supé­rieure. L'une de ses propriétés majeures, dont l'empereur Shen Nung faisait d'ailleurs mention, consistant à multiplier et fortifier le chi. Dans la philosophie chinoise, précisons-le pour les lecteurs qui seraient totalement ignorants de cette étonnante philosophie, le terme de chi réfère à l'énergie universelle de vie, c'est-à-dire imprégnant tout le vivant. Le chi circule partout dans le corps de l'homme; c'est de lui que dépend son degré de vitalité. Ainsi, dans un manuel de phytothérapie beaucoup plus récent, puisqu'il date de la dynastie des Ming (1368-1644), il est dit à propos de la baie de goji : « La consommation régulière de baies de goji régule l'énergie vitale dans le corps de l'homme, ce qui fortifie ce dernier et lui garantit une longue vie. »

Ayant la propriété de multiplier l'énergie vitale, et mémo de donner à l'homme une vie plus longue, la baie de goji mérite amplement de figurer dans la première catégorie des plantes médi­cinales chinoises, celles qui sont en correspondance avec le ciel. Ce qui n'exclut évidemment pas qu'elle ait aussi des propriétés thérapeutiques.

Le lecteur notera en outre que dans le Sheu'ong Ben Cao Jing-, « La matière médicale de l'empereur Shen Nung » , la baie de goji est décrite comme substance yin, ce qui est riche de sens. Rappelons à cet égard que, conformément à la philosophie chinoise, l'énergie universelle de vie se manifeste en tant que deux forces, à savoir les forces yin et yang. L'énergie yang est mâle, créatrice. Elle symbo­lise la vigueur dans l'action, le mouvement dirigé vers le haut et l'extérieur, la chaleur, la sécheresse, la clarté, la légèreté, la rapidité et l'activité. L'énergie vin, à l'inverse, représente la force féminine de vie, la réceptivité. Elle connote le repos, le mouvement dirigé vers le bas et l'intérieur, le froid, l'humidité, l'obscurité, la pesan­teur, la lenteur et la passivité. L'une et l'autre énergie imprègnent toute forme de vie. Bien que contraires, les forces yang et vin sont complémentaires et, de plus, en interaction constante. Ensemble, elles sont à l'origine de l'infinie variété d'expressions de la vie dans son jeu de création.

L'une des préoccupations fondamentales de la médecine chinoise est le maintien de l'équilibre, de l'harmonie entre l'énergie yin et l'énergie yang. Elle veille soit à sa préservation, soit à son rétablis­sement s'il vient à être rompu. En vertu de quoi, la science médi­cale chinoise distingue en toute maladie un déséquilibre entre la force yang et la force yin, c'est-à-dire un déséquilibre à caractère énergétique.

 

baie_goji_smallD'après la phytothérapie chinoise traditionnelle, la baie de goji renforce la qualité yin, donc les propriétés caractérisant cette énergie - action qui, à notre époque d'agitation permanente, d'ac­tivité fébrile, est plus que bienvenue. Le mode de vie actuel ne cesse en effet de générer des déséquilibres d'ordre énergétique, les­quels sont responsables de toutes sortes de troubles et de maladies. La baie de goji, qui incite au repos, au calme, au retour sur soi, autant de vertus yin, opère donc un rééquilibrage salutaire.

La baie de goji, d'ailleurs appelée « diamant rouge » dans la plu­part des textes chinois anciens (une dénomination que justifient amplement ses vertus thérapeutiques), est réputée tout autant dans les pays avoisinant la Chine ou proches de ce très vaste pans : Tibet, Mongolie, Népal, Bhoutan, Inde. Par exemple, certains traités de médecine tibétaine datant d'il y a nombre de siècles soulignent l'immense potentiel thérapeutique de la baie de goji. Car les échanges entre la Chine et ces différents pays, dont les frontières se sont déplacées à travers les siècles, et cela au gré des conquêtes, ont donné lieu à des influences réciproques.

Mais il est temps, sans doute, de quitter ces siècles plus ou moins reculés pour l'époque contemporaine, et de faire état de la recherche scientifique. En cela, les scientifiques chinois n'ont certes pas été en reste ; ils n'allaient pas négliger leur « trésor national », un terme que l'on rencontre souvent chez eux pour désigner la baie de goji. Ils ont reformulé les connaissances traditionnelles sur la baie de goji et adapté le champ de ses applications en tenant compte des découvertes scientifiques du XX ème siècle. Pour citer un exemple, un rapport de la Commission scientifique et technolo­gique du gouvernement chinois datant de quelques décennies, fait mention de l'incidence positive de la baie de goji sur le fonctionne­ment de différents systèmes ou organes du corps humain: activa­tion des défenses immunitaires, puisqu'elle favorise la production de globules blancs; protection du foie; lutte contre l'hyperten­sion; régulation du taux de glycémie (elle aurait une action voisine de celle de l'insuline, ce qui est une excellente nouvelle pour les diabétiques!); inhibition de la croissance et de la propagation de tumeurs cancéreuses. Ledit rapport fait même état de l'action de rajeunissement cellulaire, traditionnellement attribuée à la baie de goji et que ne manquent pas de confirmer les études scientifiques entreprises dans l'intervalle.

goji_mountainsDepuis ce rapport publié par la Commission scientifique et technologique du gouvernement chinois, les recherches sur la baie de goji n'ont effectivement pas cessé de se multiplier. Elles ont permis d'établir des connexions très intéressantes entre applica­tions thérapeutiques traditionnelles et applications issues des plus récentes découvertes scientifiques (lesquelles sont aussi le fait d'autres pays que la Chine, et tout particulièrement occidentaux). Cet ouvrage les présentera au fur et à mesure, afin que le lecteur ait l'image la plus complète possible des propriétés de la baie de goji : nutritives, protectrices et thérapeutiques.

Mais, dans l'immédiat, notre propos va être de déterminer l'origine géographique de la baie de goji, puis sa propagation sur les différents continents, ainsi que l'influence des climats et du sol sur la qualité de la baie.

(c) Tous droits réservés. La Baie de Goji par Shalila Sharamon & Bodo J. Baginski

Fiche technique :

Valeur nutritive :

La baie de Goji est considérée comme un des aliments les plus nutritifs au monde car elle est relativement riche en vitamines, en minéraux et en oligoéléments. C'est également une très importante source d'antioxydants. On parle de "superfruit" car elle contient :

- 18 sortes d'acides aminés, en quantité huit fois supérieures au pollen. Elle contient les huit acides aminés essentiels, dont le tryptophane et l'isoleucine ;

- 21 oligo-éléments, du zinc au fer en passant par le cuivre, le sélénium et le phosphore ;

- à poids égal, plus de bêta-carotène que les carottes ;
- des vitamines, dont B1, B2, B6, C et E ;

- des bêta sistérols, aux propriétés anti-inflammatoires.

Propriétés médicinales :

La baie de Goji permettrait de renforcer les défenses immunitaires, de faire baisser la tension artérielle, le taux de cholestérol, le diabète et le taux de sucre dans le sang, de développer la libido, et de soulager le foie. La baie de Goji est également présentée comme pouvant être utile dans les cas de fatigue, d'hypertension, d'infection urinaire, de prévention des troubles oculaires.

Ce fruit est donc un précieux allié pour la forme physique et psychologique. Il réduit notamment les risques de dépression, mais aussi les allergies et les crises d’asthmes.
Certains chercheurs estiment que cette baie fait partie des aliments qui pourraient retarder le vieillissement cellulaire (grâce à ses nombreux antioxydants).

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baies certifiées de Chine

Mise à jour le Mercredi, 24 Novembre 2010 16:19
 

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